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vendredi 8 novembre 2013

Xmind 3.4 : bilan en demie-teinte

Disponible depuis cet été en version Beta, Xmind 3.4 est maintenant téléchargeable depuis le début de la semaine dans sa mouture définitive. L'équipe d'Xmind a donc concentré toute son énergie sur le développement de cette nouvelle version 2013 avant la fin de l'année...2013.
Plusieurs évolutions sont mises en avant, certaines étant plus marquantes que d'autres :
- Fonctions collaboratives. Il s'agit, de très loin, de la fonctionnalité la plus emblématique de cette nouvelle version. Le collaboratif (c'est à dire la possibilité de travailler à plusieurs, en même temps sur une même carte) est plus qu'une fonctionnalité : il s'agit d'un choix stratégique. Le Mind-Mapping s'y prête formidablement bien et on peut craindre qu'un logiciel qui n'opère pas ce choix aujourd'hui risque d'être marginalisé dans un proche avenir. Stephen Zhu, de l'équipe Xmind, m'a confié que le choix s'était volontairement porté sur le partage en réseau local sans l'étendre à un partage sur Internet. Stratégiquement, cela semble judicieux. La sécurité des informations transitant sur le web n'est jamais garantie ou, en tout état de cause, moins que sur un réseau local. Les utilisateurs "professionnels" sont donc, en général, frileux quand il s'agit d'adopter cette solution. D'autre part, le marché des logiciels "en-ligne" est florissant et donc fortement concurrentiel. Xmind n'y est pas forcément préparé. Il s'agit donc d'une excellente nouvelle...sur le papier. En effet, j'ai testé cette fonction dans des environnements Windows. Première surprise, le partage repose sur le "service" (au sens Windowsien du terme) Bonjour, développé par Apple. Comme souvent avec les produits Apple pour Windows, quand ça marche, c'est bien, quand ça ne marche pas...on est un peu seul au monde (je crois que je vais une fois de plus me faire des amis !). Ce logiciel agit comme une surcouche indépendante de Xmind. C'est elle qui gère le partage. De temps à autres les deux PC se "voient", puis ils ne se voient plus,...Peut-être est-ce dû à la structure de mon réseau local, mais les aides (les vraies) concernant Bonjour étant tellement peu nombreuses sur Internet, j'ai fini par jeter l'éponge. On est donc bien loin de la souplesse et de la simplicité du processus de partage d'un Freemind 1.0.0. Côté Linux, ce n'est pas mieux. Cette fonctionnalité n'existe pas ! Pourtant, un équivalent à Apple Bonjour existe pour Linux : il s'appelle ZeroConf
Donc même si le principe de partage existe, la mise en oeuvre n'est pas aisée. N'hésitez pas à me contredire dans les commentaires de ce billet !

- Exportation texte au format CSV. Xmind a, par contre, très bien pensé son système d'exportation au format texte. Différentes variantes sont proposées. Elles permettent de limiter au maximum le travail fastidieux de restructuration des données. La possibilité d'exporter les informations relatives aux tâches autorise les utilisateurs des fonctions projets de Xmind de partager sous forme "classique" leurs informations. Sur ce point (entre autres), je vous invite à consulter le billet de l'incontournable Marco Bertolini pour un test détaillé de la fonction.

- Exportation au format SVG. Ce format graphique basé sur des vecteurs plutôt que des points permet un zoom presqu'infini des cartes. c'est appréciable quand on met en ligne une carte très fournie : on n'est plus (ou moins) obligé de jongler avec le rapport poids/lisibilité. Vous pourrez visualiser un exemple ICI. Cette carte vous permettra par ailleurs de prendre connaissance des évolutions non détaillées dans ce billet. D'autre part, le format SVG peut servir de base pour la création de supports de présentations basés sur Inkscape et Sozi.

- Evolutions "cosmétiques" : renouvellement des "marqueurs", bibliothèque d'icônes plus étoffée,. font partie du toilettage général de Xmind pour cette version.

Pour conclure, si les intentions sont louables et indiquent une évolution du cap emprunté par l'équipe de développement, on reste un peu sur sa faim. Mais n'oublions pas qu'il s'agit d'une version 3.4 et non 4.0. Il y a fort à parier qu'Xmind sera consolidé dans les prochains mois. Xmind est aujourd'hui un outil incontournable parmi les logiciels de Mind-Mapping et les choix opérés devraient renforcer sa position, même si certaines des techniques employées peuvent parfois surprendre. Xmind reste une valeur sûre. Il est téléchargeable sur xmind.net.

lundi 24 janvier 2011

Exporter les cartes en SVG : pour quoi faire ?


Si vous êtes utilisateur(trice) de Freemind ou Freeplane, et accessoirement lecteur(trice) de ce blog, vous savez maintenant que votre logiciel de Mind-Mapping préféré sait convertir ses cartes dans de nombreux formats. On peut distinguer deux familles de formats :
- les formats dynamiques. Le résultat est totalement manipulable : Flash,Java, XHTML
- les formats statiques. Le résultat est alors figé. C'est le cas pour l'exportation PDF ou JPG.

Il existe néanmoins un format un peu à la croisée des chemins : c'est le SVG.

Un peu d'explications techniques
Si on se réfère à l'encyclopédie Wikipédia, le format SVG est l'acronyme de "Scalable Vector Graphics qui, traduit de l’anglais, signifie « graphique vectoriel adaptable », et couramment abrégé par SVG, est un format de données conçu pour décrire des ensembles de graphiques vectoriels et basé sur XML.". A noter que le format natif des cartes Freemind et Freeplane sont justement du XML (caché derrière une extension .mm).

Donc contrairement au format graphique classique type Bitmap (bmp, jpg,...) qui est composé de points immuables, le format SVG est un système vectoriel. Le graphique est donc constamment recalculé.

Voyons cela concrètement.

Voici une carte exportée en format JPG, non zoomée (valeur du zoom : 100%). repérez bien le carré rouge : vous pourrez constatez la différence entre les JPG et le SVG sur cette portion.




La même carte, toujours en JPG mais zoomée à 400%



On remarque très nettement les effets d'escalier qui se dessinent sur les polices de caractères. D'autre part, le format JPG fonctionnant sur un principe de "destruction d'informations", des points grisatres apparaissent notamment autour des zones colorées

Le même image mais grossi 800 fois :



Cette fois, les caractères sont sinon illisibles, au moins compliqués à déchiffrer. Le rendu est plus que médiocre.


Regardons maintenant le résultat au format SVG avec les mêmes facteurs de zoom.
Tout d'abord, un zoom de 400% :



Alors que le format JPG commence à laisser apparaitre de nombreuses imperfections, le format SVG est toujours aussi net. Notez toutefois que les éléments Bitmap d'origine (icône et flèche) subissent une nette déformation

Grossie 800 fois, la qualité visuelle de la carte (ou plutôt ce qui en reste de visible) ne bouge pas d'un cil, que ce soit pour les caractères ou les lignes :



Juste pour constater que qu'on peut effectuer un zoom presque jusqu'à l'infini, voici ce que l'on voit quand la carte est grossie 12800 fois :



Oui, il s'agit bien de la même carte. En l'état (sous forme d'image fixe), une exportation en SVG présente peu d'intérêt par rapport à une image jpg. En effet, si les fichiers au format JPG sont très bien gérés, en natif, par les différents systêmes d'exploitation, c'est totalement différent pour les fichiers SVG. Les logiciels, nécessairement spécifiques, ne sont pas légion. Notons toutefois Inkscape, de la famille des logiciels libres, et le très connu Adobe Illustrator, mastodonte du dessin vectoriel.

De par sa structure, ce format est tout à fait adapté pour une impression "en grand" sur table traçante par exemple. Mais tout le monde n'a pas nécessairement du tel matériel à disposition et surtout l'utilité, nos cartes comportant rarement 20000 branches.

Indépendamment de l'impression, une autre idée fait son chemin et qui présente infiniment plus d'intérêt (à lire sur le forum de Freeplane): pouvoir utiliser une carte Freeplane ou Freemind exporté en SVG pour en faire une animation à la sauce Prezi (je vous invite à lire un billet que j'ai pu écrire au sujet de ce logiciel sur Mapping-Experts, blog qui, soit dit en passant, vient de subir un lifting graphique très réussi). En effet, un logiciel comme Illustrator peut créer des animations flash à partir de fichiers SVG. Il est donc tout à fait imaginable qu'une telle animation puisse se faire de manière presque automatique. Je serai en tout cas vigilant sur le sujet et ne manquerai pas d'en reparler si ce projet devait avancer.

mardi 21 avril 2009

Exporter les cartes Freemind : tour d'horizon des possibilités


Régulièrement, je reçois des mails concernant les formats d'exportation inclus dans Freemind : à quoi servent-ils ? comment les utiliser ? etc...
Ces questions sont légitimes, dans la mesure où Freemind n'est pas nécessairement utilisé par tout le monde, et en particulier par le public visé. J'ai pu déjà écrire quelques lignes sur le sujet. Voici donc un petit tour d'horizon des modèles ou formats d'exportation inclus dans Freemind et accessibles à partir du menu Fichier/Exporter. Vous pourrez consulter ou télécharger les résultats en cliquant sur les liens. Pour cet exemple, j'ai utilisé la désormais classique carte "nettoyage maison".

-1- HTML. Freemind construit à partir de la carte une liste hierarchisée des données. En l'état, ce format présente peu d'intérêt (en dehors de poids plume du fichier généré). Par contre le fichier HTML peut aisément être intégré dans un script plus dense.
-2- XHTML. On commence à entrer dans un niveau de structure et de navigation développé, sans pour autant conserver le format de carte de Freemind. Les icônes sont conservées En passant la souris sur les items vous constaterez que les champs sont dynamiques (ouverture/fermeture de l'arborescence,...). De la même manière, les attributs apparaissent lorsqu'on effleure les items, ce qui permet d'accéder à leur contenu sans qu'ils surchargent l'écran de manière systématique : un véritable réussite.
-3- XHTML Image cliquable. Ce mode s'apparente au mode précédent, mais l'image de la carte s'affiche dans la partie supérieure de la page. Cliquer sur l'une des branches nous ramène directement aux informations sous forme de liste. Cette liste est elle-même dynamique, puisqu'il suffit de cliquer sur les '-' ou '+' pour fermer ou ouvrir le contenu d'une branche.
-4- Applet JAVA. J'ai pu déjà présenté ce format d'exportation. A mon sens, il s'agit du meilleur mode d'exportation pour une utilisation sur navigateur internet : on utilise Freemind sans le savoir !!
-5- Flash. C'est le mode d'exportation sur navigateur le plus souvent rencontré sur "la toile" dès qu'il s'agit de parler de Freemind. Ceci se comprend aisément : simplicité de mise en oeuvre et possibilité, même limitée, de personnaliser la carte par l'utilisateur ont contribué à ce succès. A noter qu'à l'origine, il fallait entrer dans le "code" de la page html générée par Freemind pour que le tout fonctionne. Aujourd'hui, Freemind s'occupe de tout. Il convient seulement de lui indiquer l'endroit où on souhaite voir les fichiers créés et le tour est joué.
-6- Document Open Office Writer. Comme pour le format HTML, ce format est totalement brut et le fichier de sortie doit être retravailler pour être présentable. Il permet simplement (et c'est déjà bien) d'éviter de tout retaper dans le traitement de texte les informations saisie dans Freemind.
-7- Format PNG, PDF, JPG : on ne les présente plus, le PDF étant assurément le mode d'exportation "statique" le plus commun.
-8- Format SVG : sans doute le moins connu et pourtant le plus intéressant des modes d'exportations graphique : le format SVG est un format graphique vectoriel. Cela signifie que vous pourrez imprimer vos immenses cartes sur des panneaux de 25x10 mètres sans perte de qualité (sauf si vous avez intégré des images ou icônes). A tester donc, avec, par exemple, le logiciel OpenSource InkScape.
-9- en utilisant une XSLT. Les XSLT sont des scripts permettant de synthétiser les informations d'une carte dans un format compréhensibles dans un autre programme. Il en existe, par exemple pour MS Project. En théorie, cela permet d'exporter les cartes Freemind vers tous les programmes possibles et imaginables...mais leur programmation nécessite des bases informatiques certaines.