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jeudi 2 juin 2016

Freeplane 1.5 : les nouveautés

Dans cette nouvelle version, Freeplane ne se limite pas à quelques améliorations cosmétiques. De nombreuses améliorations réelles sont apportées. Dans cet article, je me limiterai à présenter celles qui ont, à mon sens, l'impact le plus important pour les utilisateurs les plus courants. Cette présentation est basée sur la version 1.5.9 RC (Release Candidate).


Accès aux icônes et panneau de proriétés


la première chose qui attire le regard à l'ouverture de Freeplane est la présence de petites flèches de part et d'autre de l'écran. Celles-ci servent à masquer ou afficher les icônes (côté gauche) et le panneau de propriétés (côté droit), centre névralgique de la mise en forme manuelle des noeuds de la carte. C'ets une petite amélioration pour l'accès à ces éléments pour les accros de la souris !


Le panneau de propriétés, justement !

De nombreux éléments de personnalisation ont été ajoutés, à commencer par les couleurs de lignes automatiques. Depuis la première version de Freeplane, il existe un style automatique prédéfini et paramétrable qui affecte un style (couleur, taille de police,...) à un noeud selon sa position sur la carte. Cette nouvelle fonctionnalité va seulement agir sur la couleur du noeud selon sa position sur la carte d'une part, mais également selon le choix de mise en valeur des noeuds.


Concrètement, si on sélectionne "pour les branches", le résultat final sera celui-ci :











Cette mise en forme permet d'insister sur le caractère "différenciant" des séries de branches : 3 branches principales de 3 natures d'information différentes.
En sélectionnant "pour les niveaux", la couleurs sera différente selon la hiérarchie de la branche sur la carte. Cette présentation permet de faire ressortir l'aspect systémique des informations :



Il est tout à fait possible de changer de propriété à tout moment. Cela s'appliquera sur l'ensemble de la carte.

Vous pouvez également modifier les écarts entre des noeuds frères.


Comme l'indique le libellé, le paramétrage s'opère sur le noeud père et ne s'applique qu'à ses fils. Cela permet d'affecter des écarts variables sur une même carte.



Cette opération était jusqu'à présent possible manuellement, mais nécessitait une certaine expertise acrobatique !

Autre nouveauté, certainement très attendue : le nombre de formes applicables aux noeuds a été augmentée :


Comme vous pouvez le constater, Freeplane ne se limite plus aux "bulles" et "fourches" et a introduit de nouvelle formes. Cela permettra un meilleur repérage des informations (nature de l'info, importance,...) mais oblige également une plus grande discipline. Important à signaler : ces formes de noeud sont également applicables au coeur. Les cartes Freeplane pourront désormais avoir autre chose qu'un "ovale" dans leurs centres !

Outre les formes de noeuds, il est également possible de modifier les marges entre le texte et la forme sélectionnée :

Là encore, selon l'objectif à atteindre, la carte pourra voir un aspect plus ou moins aéré :



Toujours sur les mises en forme, les attributs ont été intégrés dans la gestion des styles. Cela permet de sortir du modèle auquel on était habitué :


Freeplane clone !

Je terminerai enfin cette rapide présentation par l'intégration des noeuds "clones". Cette fonctionnalité est apparue pour la première fois dans une version de Freemind et est désormais intégrée dans Freeplane. Pour créer un clone, rien de plus simple : Control+C pour copier le noeud d'origine puis Control+D à l'endroit où l'on souhaite insérer le clone. Si cette fonction vous intéresse, je vous invite à lire un billet que j'avais écrit il y a tout juste 2 ans.

Voilà donc, rapidement ce que vous trouverez dans cette nouvelle version 1.5. Freeplane mûrit, et propose de plus en plus de choix de personnalisation et de manière très fine. La contrepartie est d'adopter une discipline rigoureuse lors de la création des cartes pour maintenir un résultat cohérent !
Il existe de nombreuses nouveautés que vous pourrez décourir dans la carte "What's New" livrée avec Freeplane au téléchargement.

Et comme nous sommes le 02 Juin, je souhaite un très bon anniversaire à M. Tony Buzan ;-) !



vendredi 18 mars 2016

Sozi : osez la présentation libre !

J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Sozi dans de précédents billets. Il s'agit d'un logiciel de création d'animations libre et gratuit d'un genre tout à fait particulier. Une nouvelle version est disponible depuis peu. C'est l'occasion ici de la découvrir.

Le principe

Pour créer ses animations, Sozi se base sur des fichiers .svg. Il s'agit de fichiers graphiques vectoriels (par opposition au bitmap). Le gros avantage du format svg est qu'il est zoomable à l'infini, puisque les dessins ne sont pas constitués de points mais de vecteurs. Donc finies les images pixelisées ! Dans ses premières versions, Sozi n'était qu'un "greffon" de Inkscape, logiciel libre et gratuit lui aussi de création de dessins vectoriels. Donc pour l'utiliser, il fallait à la fois connaître quelques rudiments d'Inkscape et les propriétés de Sozi. Aujourd'hui, Sozi évolue dans sa propre interface dépouillée et parfois déroutante, mais extrêmement simple d'utilisation.

Sozi et Mind-Mapping ?

...ou plutôt Sozi et présentation. En effet, j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, ici ou ailleurs, seul ou à plusieurs : il existe peu de différences entre l'esprit du Mind-Mapping et les présentations réussies (les fameuses séances de PowerPoint). Dans les deux cas, on doit aller droit au but, bien structurer ses informations, rendre visiblement les liens entre elles, les effets, les conséquences,...D'ailleurs bons nombres de logiciels de Mind-Mapping proposent d'exploiter les Cartes Heuristiques comme support de présentation : MindMeister et Mindomo (très bons dans ce domaine, notamment Mindomo largement en avance sur son temps, puisqu'il intégrait déjà un module de présentation il y a 4 ans !), Xmind (plutôt bon, même s'il faut s'entraîner avant), MindManager (plutôt bof), Freeplane (plutôt bon, mais pas toujours simple à mettre en oeuvre).
Avec Sozi, vous pourrez créer des présentations style MindMeister ou Mindomo en un minimum d'efforts...sauf que votre logiciel préféré doit pouvoir exporter votre carte au format .svg. le monde étant bien fait, c'est une possibilité offerte en standard par Freemind et Freeplane et, en version Pro, par Xmind.

Le pas à pas

L'exemple qui suit est basé sur une exportation .svg d'une carte Xmind (donc disponible dans sa version Pro).
Il convient tout d'abord de télécharger Sozi et de l'installer sur votre machine. Comme chacun le sait, les développeurs de logiciels libres manquent cruellement de stratégie commerciale : Sozi est disponible pour une même version, pour Windows, MacOS et Linux.
Une fois le logiciel installé et lancé, vous devez indiquer le chemin du fichier .svg à exploiter. Préférez d'ailleurs une carte avec un fond blanc, moins perturbant lors de l'animation. L'interface se découvre enfin :


La première chose à régler est le format de la diapositive :

Adaptez-le à votre appareil de projection (la plupart du temps, 4/3 ou 16/9)

Le principe de Sozi est de partir de ce qui est visible à l'écran pour en créer une diapositive.
En ce qui nous concerne, nous allons prendre l'ensemble de la carte comme point de départ pour donner aux participants une vue d'ensemble des sujets abordés lors de la présentation. Pas grave si le contenu n'est pas lisible. L'objectif est que chacun distingue les différents points. Nous allons donc laisser la carte telle qu'elle est présentée ici.
Il convient maintenant de signifier à sozi qu'il s'agit de notre première diapositive. Cliquez alors sur le signe "+" au dessus de "ajouter un calque" :


Il faut ensuite passer sur le coté droit de l'interface :


Le plus important est de définir le nom de la diapo et le délai de présentation avant de passer à la diapo suivante (si l'animation est déroulée en automatique). En décochant cette option, le passage d'une diapo à l'autre se fera automatiquement.
En dernier lieu, il convient de définir, si vous le souhaitez, les effets de transition. Ils sont gérés dans la fenêtre située juste en dessous :

Dans cette fenêtre les éléments essentiels à définir sont la durée de la transition (plus elle est longue plus la transition s'effectue lentement) et le style de transition. Un conseil : restez simple !

C'est fini ! votre première diapo est créée.
Pour passer à la deuxième (par exemple un focus sur une branche de premier niveau avec ses sous-branches), créez un nouveau calque d'abord, puis manipulez votre image à l'aide des boutons situés sous l'image de votre document :


Il est possible de déplacer, zoomer, pivoter et rogner le support afin qu'il occupe tout l'espace que vous aurez défini pour cette partie de document.

En dernier lieu, enregistrez votre travail :


Sozi va alors créer deux fichiers un .html et un .json :



Il vous suffira alors de lancer le fichier .html qui s'ouvrira dans votre navigateur. En mode plein écran (généralement F11 sur les PC), aucune pollution visuelle ne viendra perturber votre présentation.

Les limites

Il existe d'autres fonctionnalités annexes, dont l'intérêt reste encore à vérifier. Mais en suivant ce tutoriel basé seulement sur les fonctions les plus communes de Sozi, il est possible de créer facilement et rapidement des présentations efficaces. 
D'autre part, sur un PC doté d'une carte graphique un peu faiblarde, les effets de transition sont plutôt saccadés. D'où la consigne de rester simple et de ne pas se lancer dans des cumuls de zoom et translations.

Les domaines d'application

C'est l'outil idéal pour transformer une carte en support de présentation. Si vous alimentez une carte de manière régulière (un suivi de projet par exemple), à n'importe quel moment vous avez la possibilité de bâtir une présentation focalisée sur les points que vous souhaitez. Quel gain de temps ! finis les copier/coller plus ou moins heureux de Word vers PowerPoint ! Sélectionnez les informations directement sur votre support de gestion !

Sozi se positionne aujourd'hui clairement en concurrent de Prezi sur le principe. Certes, Prezi offre une interface et une convivialité peut-être mieux définie. Mais Sozi reste gratuit (Prezi vous reviendra à 50€/an minimum, avec encore des limites) et vous restez maître de vos informations. Bien entendu, la présentation générée étant un fichier .html, vous pourrez sans aucun problème le publier sur un site, via FTP, comme ICI.







dimanche 22 novembre 2015

Freemind/Freeplane : pour en finir avec le déplacement des noeuds


Même si Freemind et Freeplane sont d'excellents logiciels de Mind-Mapping, il faut bien avouer qu'ils ne sont pas toujours des modèles d'ergonomie. Pour les néophytes, un premier problème survient rapidement : comment faire pour déplacer des noeuds ? En effet, rares sont les cartes structurées de manière idéale dès le premier jet. Passer un noeud de la gauche vers la droite du coeur, derrière un noeud, au-dessus d'un autre,... sont autant de besoins basiques au même titre que l'insertion de nouveaux noeuds. Ce problème représentent 8 sollicitations sur 10 parmi mes courriels !

Ce n'est pas "évident". Tant qu'on n'a pas vu faire, on ne saura pas faire ! Ce billet est donc destiné à celles et ceux qui s'arrachent les cheveux devant leur écran.

Ce qu'il ne faut pas faire
Devant chaque noeud, une ellipse apparait au passage de la souris. En maintenant appuyé le bouton gauche de la souris  et en la déplaçant, vous pourrez déplacer le noeud.

Mais cette manipulation n'a qu'une utilité esthétique : écarter les noeuds les uns par rapport aux autres pour une meilleure visibilité ou mettre à l'écart l'un d'eux pour signaler une spécificité. Mais ce type de déplacement ne permet pas de réviser la structure de votre carte. D'ailleurs, voilà ce qui se passe lorsqu'on déplace un noeud de droite vers la gauche de cette manière :



Vous vous retrouverez alors avec un noeud "contrarié" : son emplacement naturel est à droite et on le déplace vers la gauche sans modifier la structure. Les noeuds fils continuent à s'ouvrir vers la droite : pas bon ! d'ailleurs, à partir d'un certain niveau de déplacement, l'ellipse se teinte en rouge, signe d'alerte : ne dépassez pas cette limite.

Passer un noeud de la droite vers la gauche du coeur
 Saisissez le noeud à déplacer et déplacez-le vers la gauche, en pointant à l'intérieur du coeur. La présence d'un dégradé gris (de la gauche vers la droite) vous invite à relacher la souris. Le transfert est effectué :


Passer un noeud de la gauche vers la droite du coeur
C'est la même manipulation, mais dans l'autre sens


Passer un noeud derrière un autre noeud
Là également, c'est la même manipulation, mais effectuée au niveau d'un noeud, et non du coeur


Passer un noeud au dessus d'un autre noeud
Le principe reste le même. Mais plutôt que d'amener le noeud à déplacer vers la gauche (ou la droite, selon la position du noeud par rapport au coeur), il convient de relâcher le bouton de souris plutôt vers le haut du noeud destination. Le dégradé ne va plus de gauche vers la droite (ou de la droite vers la gauche), mais de haut en bas



Plus aller plus loin
Je rappelle que Freemind et Freeplane sont totalement pilotables au clavier. Tous ces mouvements de noeuds n'échappent pas à cette règle. Les raccourcis sont accessibles dans le menu Navigation




mercredi 11 juin 2014

Freemind 1.0.1 - Une nouvelle jeunesse pour le père des logiciels libres de Mind-Mapping : exploiter OpenStreetMap

Déjà présente dans les versions Beta de Freemind 1.0, la gestion des cartes OpenStreetMap ouvre de nouvelles perspectives à Freemind.
Voici un petit tour d'horizon de la cohabitation Carte Mentale / Carte Géographique.

Pour ouvrir la fenêtre OpenStreetMap, activez l'option Show Map du menu Outils. Petit détail : toutes les options sont encore en Anglais...quelques traducteurs anglophiles sont les bienvenus pour effectuer la traduction ;-) !
 A partir de là, les interactions entre les deux cartes sont multiples.

Dans la zone Search Location, saisissez  la commune à trouver puis sélectionnez-là dans la liste par un double-clic.


Un nouveau double-clic gauche vous permettra ensuite de saisir du texte dans une étiquette. En validant par la touche Entrée, vous validerez à la fois l'étiquette et un nouveau noeud.



Opérez de la même manière tout en conservant, sur la carte Freemind une structure cohérente de relations entre les noeuds :

L'opération dans le sens inverse fonctionne également.
A partir d'un noeud Freemind préalablement sélectionné cliquez sur la carte OpenStreetMap et sélectionnez l'option Place selected Node du menu Actions.


Pour exploiter la carte Freemind, vous n'aurez pas besoin d'ouvrir constamment la fenêtre OpenStreetMap. Un simple passage de la souris sur le noeud affichera la portion de carte correspondante sous forme de menu pop-up.


Notez également que différents types de cartes sont visibles, selon vos besoins, comme la carte des transports (Transport Map du menu View) au résultat très convaincant.


Mais comment ça marche ?
En regardant de plus près le fichier .mm de la carte Freemind, les points créés sont tout simplement enregistrés sous forme de coordonnées géographiques :


 Ce système reste donc très simple d'utilisation et les finalités multiples : noter ses points de passage lors d'une randonnée, préparer la visite d'une ville, annoter des informations administratives, culturelles,... tout en gardant un système de lecture synthétique sous forme de carte Freemind.

vendredi 30 mai 2014

Freemind 1.0.1 - Une nouvelle jeunesse pour le père des logiciels libres de Mind-Mapping : le clonage de noeud

D'abord disponible dans une version modifiée de Freemind, la fonctionnalité permettant de cloner un noeud est désormais intégrée dans la version officielle.
Le clonage de noeud fonctionne comme un copier/coller qui serait toujours actif. Une modification du contenu du noeud est directement répercutée sur le clone. Le clonage peut d'ailleurs être multidirectionnel : toute modification manuelle de l'un des noeuds est alors répercutée sur l'ensemble des autres noeuds.


Les fans de Star Wars ne seront pas insensibles au choix de l'icône permettant d'identifier les noeuds clones.



 Le clonage est complet. Il agit en effet sur le texte du noeud, mais également sur la mise en forme : choix de la police de caractères, des couleurs, des formes des branches,...Toute série de noeuds enfants ajoutée au noeud source sera également reprise par les clones.

Reste à déterminer l'utilité d'une telle fonctionnalité. Si elle parait bien mince pour une petite carte, les clones peuvent être une bonne solution pour afficher sur un endroit bien visible d'une grande carte des éléments essentiels des autres branches par exemple. Une sorte de synthèse de la carte, constituée en temps réelle.

La mise en oeuvre est enfantine. Copiez tout d'abord le noeud à cloner puis sélectionnez la fonction Paste as clone du menu Edition.
Il est enfin possible de "décloner" un noeud en sélectionnant Deactivate Clone du même menu après avoir sélectionné le noeud en question.




jeudi 29 mai 2014

Freemind 1.0.1 - Une nouvelle jeunesse pour le père des logiciels libres de Mind-Mapping : le mode collaboratif

14 ans après une première version 0.0.2 (550 Ko tout mouillé, toujours disponible en téléchargement ICI), Freemind est désormais disponible dans sa mouture 1.0.1. L'équipe de développement travaille sur cette version depuis 3 ans. Même si quelques éléments restent à traduire, Freemind 1.0.1 est totalement stable et opérationnel.
Comparé à Freeplane, l'interface de Freemind reste très simple. A ce titre Freemind sera plus destiné aux néophytes que son cousin. Les fonctions de base, ô combien essentielles en Mind-Mapping (mise en forme, choix des couleurs, modifications des polices,...) n'ont pratiquement pas évolué. Alors que Freeplane permet de gérer très finement ces aspects (mise en forme conditionnelle,...), Freemind a opéré un choix plus basique.
Les énormes avancées concernent essentiellement des fonctionnalités tout à fait originales, tous logiciels de Mind-Mapping confondus. Je vous propose une petite série de billets consacrés à ces nouveautés avec, parfois, un renvoi vers des textes plus étoffés.

Le Mode collaboratif

Les logiciels libres de Mind-Mapping collaboratifs sont très rares. Aujourd'hui, le projet argentin Wisemapping fait figure d'exception. Désormais, Freemind devient également collaboratif temps réel. Prévu avant tout pour un fonctionnement en réseau local, la particularité du système est de placer l'un des PC comme serveur sur le réseau. La mise en place d'un serveur dédié devient donc inutile. Les clients n'auront donc besoin que de l'adresse IP du PC Serveur et du mot de passe pour accéder à la carte partagée. Une certaine discipline doit être instaurée. En effet, le PC Serveur doit être allumé et la carte disponible et ouverte. Ensuite, si les modifications apportées par les participants sont visibles immédiatement (ou plutôt dès que le contenu d'un noeud est validé), une seule machine doit enregistrer la carte finale pour être certains de ne disposer que d'une version de carte. En effet, les machines "clientes" peuvent également enregistrer la carte, mais ce ne sera que local. Il existe donc un risque de voir circuler plusieurs versions d'une même carte.
Ce risque bien mesuré, le système est d'une souplesse extrême.
En Mai 2011, j'avais écrit un billet sur la possibilité d'exploiter ce système non plus sur un réseau local, mais directement via Internet. J'ai depuis changé de fournisseur d'accès et la politique de DynDNS ayant évolué, je n'ai pas réitéré le test. Mais cette possibilité reste d'actualité, ce qui permet, bien évidemment, d'étendre le champ d'application du partage.
Pour exploiter le partage de carte, vous devez sélectionner Share Map dans le menu Outils pour le poste Serveur et en renseignant un mot de passe. Le port d'accès par défaut est le 9001, qui a fonctionné parfaitement pour moi :


Les postes Clients devront quant à eux choisir Join Map du même menu en complétant les zones Password, Host avec l'adresse ip du poste serveur et le port  :



Notez enfin qu'il est possible de paramétrer un proxy dans les Propriétés de Freemind (menu Outils) pour ceux qui en auraient besoin.


lundi 9 septembre 2013

MindMup : le Mind-Mapping libre et résolument collaboratif

Les logiciels de Mind-Mapping en-ligne libres et gratuits ne sont pas légions. WiseMapping et Framindmap restent en effet des exceptions au milieu d'un offre toujours plus grandissante. MindMup, apparu il y a moins d'un an maintenant, pourrait bousculer ce petit monde.

 

Une interface dépouillée

A l'ouverture, MindMup surprend par sa configuration très simplifiée. Située en haut à gauche, la barre de menu est certes en Anglais, mais très accessible aux moins anglophones d'entre nous :


A noter qu'il est possible d'allonger ce menu en ajoutant des éléments par l'intermédiaire des extensions. Pour ma part, j'ai activé les extensions Progress permettant d'indiquer la progression d'une tâche sous forme de branche et Collaboration pour gérer les aspects collaboratifs d'une carte partagée.



Ajoutez une palette de contrôle des éléments de la carte et un menu qui permettra de choisir le support de stockage de votre carte, vous aurez alors l'une des interfaces les plus simples qui puissent exister pour un logiciel de Mind-Mapping. 





L'avantage est donc de pouvoir travailler de manière simple avec des collaborateurs qui ne sont pas forcément très au fait de la technique du Mind-Mapping.

Une personnalisation limitée

Concernant, les cartes, vous ne disposerez pas des pléthores de thèmes et modèles tels qu'on peut les voir sur Mindomo et MindMeister par exemple. La personnalisation des cartes se limite à la couleurs des noeuds (directement à partir du panneau de propriétés ou au travers de l'extension "Progress"). Oubliez donc le choix des polices, des formes des branches, de l'ajout d'images sur vos cartes. La priorité reste le contenu.
Quel que soit le sujet, vos cartes resembleront à ça :



Vous remarquerez qu'il est possible d'ajouter des liens entre les branches (la ligne rouge pointillée sur l'exemple ci-dessus).
S'il n'est pas possible d'ajouter des images directement sur les noeuds, vous pourrez malgré tout les joindre aux Notes ("node attachement") qui ressemblent énormément à celles de Freemind et Freeplane : personnalisation du texte, ajout d'images, de liens,...






Détail important : ajouter des images n'est possible qu'à la condition de sauvegarder la carte sur un support autre que MindMup : Goggle Drive ou Dropbox.
La présence d'un "Node attachement" sera visible grâce au trombone positionné sur le noeud en question :





Priorité au collaboratif !

La grande force de MindMup réside dans son mode collaboratif. Dès l'ouverture d'un fichier, le ton est donné :

 Les fichiers peuvent directement être ouverts à partir de votre compte Dropbox ou Google Drive. Il est également possible d'ouvrir directement un fichier Freemind pour en faire un fichier MindMup.
Si l'aspect collaboratif temps réel vous intéresse particulièrement, vous devrez obligatoirement utiliser Google Drive. C'est en effet sur les API Google que repose ce partage. Sur ce point, la gestion des invitations à partager une carte est on ne peut plus simple. Une fois votre carte créée, vous cliquez sur "Collaboration" puis "Invite collaborators". Vous renseignez l'adresse électronique de la personne invitée qui recevra un e-mail avec un lien. Par la suite, la connexion s'effectuera automatiquement dès l'ouverture de la carte par le collaborateur en question.

Le temps réel est vraiment...temps réel. Une représentation de l'avatar Google sous forme d'image "fantôme" est même visible sur la carte. Cela permet de savoir exactement où intervient, au même instant, le collaborateur :



A qui s'adresse ce logiciel ?

Les inconditionnels de MindMeister ou Mindomo passeront certainement leur chemin. Ces logiciels offrent en effet des fonctionnalités beaucoup plus larges que MindMup, notamment sur le plan Mind-Mapping "pur et dur". Par contre, MindMup devrait séduire les utilisateurs peu (ou pas du tout) habitués au Mind-Mapping. Les fonctions de base, extrêmement simples, suffisent amplement pour partager des informations structurées à distance ou mener un brainstorming rapide et sans fioriture. Si le besoin se fait sentir, il est toujours possible, par la suite, d'exporter les données vers Freemind ou Freeplane pour aller plus loin (mise en forme plus poussée, intégration d'images, de liens,...) directement sur la carte. Les utilisateurs de Freemind et Freeplane trouveront alors ici une bonne alternative pour le partage de leurs documents. 
De plus, sa simplicité pourrait pousser les enseignants à le proposer comme outil de travail collaboratif à l'attention de leurs classes, la seule condition étant de posséder un compte Google. Sauf si vous êtes réfractaire à Google et totalement anglophobe, MindMup sera pour vous une excellente alternative aux outils collaboratifs actuels.