5 ans après la parution de la première édition de Manager avec le Mind Mapping, les mêmes auteurs Xavier Delengaigne, Patrick Neveu et Carolina Vincenzoni auxquels s'est ajouté Franco Masucci nous proposent aujourd'hui une deuxième édition revue en partie. Xavier Delengaigne et l'équipe de Signos réunis autour d'un même projet : nul doute que le sujet sera traité avec sérieux !
Votre présence ici n'est certainement pas un hasard et vous savez, de fait, que le Mind Mapping est un outil très polyvalent de gestion de l'information. Mais ce qui fera la différence dans son utilisation, entre préparer ses vacances, faire sa liste de courses, gérer son projet de construction de maison, prendre des notes lors d'une réunion ou...manager est la méthode au sens propre, c'est à dire la manière d'appréhender l'outil pour atteindre son objectif. C'est le défi que propose de relever cet ouvrage.
Le sommaire est découpé en 5 parties distinctes :
la découverte du Mind Mapping et de logiciels. Si vous connaissez et pratiquez déjà le Mind Mapping, vous devriez connaitre ces bases (quoique...). En revanche ce chapitre introductif est indispensable si vous débarquez fraîchement dans la discipline !
Le deuxième est un prolongement plus concret du premier puisqu'il s'agit de la génération et la structuration des idées et des informations. A noter : la dizaine de page consacrée à la génération d'idées extrêmement bien amenée sur la phase de brainstorming. On pourrait certes écrire des bouquins entiers sur le sujet, mais la synthèse présentée ici est largement suffisante.
viennent ensuite, dans un troisième chapitre, quelques cas d'usage comme la prise de décision ou la conquête de nouveaux clients.
le quatrième chapitre est entièrement consacrée à la communication et la collaboration "avec les autres" (équipes dont on a la responsabilité, prospects, Codir,...). On limite trop le management à l'animation d'équipe (on peut être manager sans équipe, si si !), mais il s'agit tout de même d'un point important.
Enfin, le cinquième est également, comme le deuxième, un recueil de méthodes et cas d'usage du Mind Mapping en lien avec le management humain : dynamisation des équipes, formations,...
A noter que chaque chapitre contient des témoignages d'utilisateurs du Mind Mapping sur chacun des sujets. Il est toujours intéressant de prendre connaissance d'illustrations concrètes, ce qui fonctionne bien, mais également ce qui peut bloquer.
En résumé, ce livre est très approprié pour les adeptes du Mind Mapping qui pourront alors être guidés dans leurs réflexions managériales grâce aux méthodes qui y sont développés puis se les approprier. Mais les débutants en recherche de solutions simples et efficaces y trouveront également leur compte, même si, bien-entendu, cela devra être accompagné de pratiques plus ou moins expérimentales.
J'ai reçu il y a déjà quelques semaines la deuxième édition de "Rédigez vite et bien avec le Mind Mapping" co-écrit par Xavier Delengaigne et Franco Masucci. Loin d'être débutants dans le domaine, Xavier est certainement à ce jour l'auteur le plus productif de livres consacrés au Mind Mapping et Franco, cofondateur et directeur associé de Signos, organisme, entre autres, de formation spécialisé dans le Management Visuel.
Ecrire avec le Mind Mapping
Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas appris énormément de chose, étant moi-même adepte du Mind Mapping (ce n'est pas nouveau !) et ayant précisément utilisé la méthode pour les ouvrages que j'ai pu écrire par le passé.
Ce fut le cas pour "Transformez vos idées en projet avec Freeplane" édité en 2012 (il s'agissait à l'époque de la version 1.2...)
Plus récemment, c'est également de cette manière que j'ai bâti le plan puis rédigé l'ouvrage consacré à XMind 8 :
Vous l'aurez compris, je suis plus que convaincu par l'exploitation du Mind Mapping pour ce type d'exercice. Rédiger un livre, ou même un article ou un exposé, nécessite d'utiliser des outils permettant de générer des idées puis de les structurer. Avant même d'avoir écrit la moindre ligne, la représentation sous forme de carte nous permet d'avoir une idée précise de ce qui doit être plus ou moins développé, ce qui manque, ce qui est complet,...Donc je l'affirme : le Mind Mapping est une excellente méthode pour l'écriture. L'auteur à succès Franck Thilliez en est un excellent exemple.
Ma critique du livre
Concernant ce livre "Rédigez vite et bien avec le Mind Mapping" (que les auteurs nomment le "Mapwriting"), je le trouve tout à fait adapté pour qui ne possède aucune notion de Mind Mapping. Si vous avez seulement l' "idée" (un roman, un essai, un article,...), ce livre vous accompagnera efficacement vers le résultat attendu. La première partie (5 chapitres) consacrée à l'environnement du Mind Mapping et du Mapwriting, des logiciels de Mind Mapping, quasi indispensables pour ce type d'exercice. La deuxième partie (4 chapitres) porte sur l'exploitation de la méthode avec cet objectif précis de produire un écrit, seul, ou à plusieurs.
Le rythme est donc très progressif. Les auteurs ne s'attardent heureusement pas sur des aspects trop théoriques, juste ce qu'il faut. Il est richement illustré. Pas de prise de tête en perspective !
En bref, il s'agit d'un très bon manuel qui remplira sa mission si vous êtes concernés par le sujet. Pour moins de 20 euros, vous gagnerez, sans aucun doute, énormément de temps et d'énergie dans vos rédactions.
Depuis les années 1970, nous connaissons le Mind Mapping "manuel" cher à Tony Buzan : du papier, des crayons et un peu de technique. Le début des années 2000 et la consécration des interfaces graphiques de Windows et MacOS ont fait apparaître des logiciels de Mind Mapping et tout ce que cela comporte comme avantages : partage simplifié, modifications, restructuration des informations,...Certains logiciels, comme Ayoa (anciennement iMindMap) combinent les avantages du manuel, avec un rendu de cartes très personnalisé, avec ceux d'un outil informatique. 2020 sera marqué par l'apparition d'un nouveau type d'application, véritable chaînon manquant entre le "manuel" et le "digital". Il s'agit de doUmind.
doUmind fait quoi exactement ?
En quelques mots, cette application vous permettra de scanner une carte manuelle, en téléchargeant un fichier image ou en prenant une carte en photo, pour la transformer en une carte numérique. Attention, il ne s'agit pas d'optimiser l'image (en tant que dessin), comme le feraient des outils tels que Camscanner par exemple. doUmind va plus loin en transformant une carte numérisée en carte numérique. C'est pour cette raison que je me suis permis de l'appeler "OCR de cartes mentales". Le principe est en effet le même : transformer un texte manuscrit en fichier texte réexploitable sur ordinateur.
Comment ça marche ?
Dans un premier temps, doUmind va repérer les branches et les sujets. Puis il proposera une ossature de la carte. La qualité de ce "scan" dépendra de celle de l'image des "contrastes" entre les sujets, de la complexité de la carte, de sa "propreté",...Mais après ce "scan", vous pourrez ajouter des branches (nommées "liens" dans cette application) et des sujets (les "formes"). Une fois ce travail effectué, il vous suffit d'exporter le résultat dans un format souhaité : png, jpeg, pdf mais aussi PowerPoint et Freemind.
Voici une vidéo qui synthétise parfaitement le processus complet :
Comme tout logiciel de reconnaissance, le résultat ne sera pas parfait. Mais la simplicité d'utilisation de doUmind permet d'ajouter des "liens" et des "formes" de manière intuitive.
A noter : pour le moment, doUmind ne reconnait que la structure de la carte et pas les mots. Il faudra donc retaper le texte une fois structure de la carte validée.
La galerie de formats de sortie est bien fournie et les "designs" sont originaux.
Test
Je suis parti d'une carte créée rapidement, sans souci de l'équilibre des branches, de l'importance d'éléments visuels...bref, un carte de "coin de table" telle qu'on peut en créer quand on est en réunion !
Oui, je me suis trouvé une nouvelle passion pour la cuisine au barbecue !
Le résultat de la détection automatique et des ajouts manuels donne ceci :
Notez qu'il est également possible de supprimer des liens et des formes, même ceux créés automatiquement. Ce n'est pas sans intérêt, comme vous le constaterez plus bas dans l'article.
Commence ensuite la saisie du texte. C'est bien moins fastidieux qu'il n'y parait ! La saisie du texte se fait avec l'image de la branche sous les yeux, ce qui permet un gain de temps considérable.
Vient ensuite le choix du modèle. Ici, "Sheriff" :
Vous noterez que la structure, les couleurs, les liens et les formes de sujets peuvent encore être personnalisés grâce à l'éditeur.
Les exportations
les formats images (png, jpg), textes et pdf font partis des formats classiques, mais toujours indispensables. Ici, le format jpg, de très bonne facture :
Depuis peu, le format Freemind est également disponible et c'est une excellente nouvelle, puisque la mise en forme fait partie du lot !
Vous noterez la précision et la qualité de l'exportation ! Couleur, format de texte...les repères visuels sont inchangés.
J'accorderai enfin une mention spéciale à l'exportation PowerPoint. Il n'est pas rare de voir des diapositives PowerPoint présentant un semblant de carte mentale, mais souvent mal construite, les outils PowerPoint n'étant pas du tout adaptés. Avec doUmind, vous exporterez au format pptx et le résultat sera à nouveau modifiable dans PowerPoint. En clair, dessinez un crobar sur une feuille, scannez-là avec doUmind et obtenez un résultat tout à fait convaincant sous PowerPoint. Dans cet exemple, j'ai retravaillé la détection de la carte pour ne faire apparaître que les informations de 1er, 2e et 3e niveau. En effet, le principe même de PowerPoint ne permet pas d'afficher pléthore d'informations, ou alors très mal.
Voici le résultat. C'est édifiant !
Conclusion 1
doUmind fait aujourd'hui figure d'ovni dans le monde des logiciels de Mind Mapping et ouvre une nouvelle porte en créant le lien qui n'existait pas jusqu'alors : passer d'une carte manuelle de manière quasi automatique à une carte digitale exploitable. Cette appli est disponible par abonnement mais son prix est dérisoire comparé à ce qu'elle peut apporter. J'ai pu échanger pendant une petite semaine avec Virgile et sa réactivité est exemplaire : prise en compte de l'exportation au format Freemind, correction de bugs ou amélioration de l'algorithme de détection automatique,...Pour le moment, cette application n'est disponible que pour Android, mais une version iOS est en cours de développement. Nul doute que doUmind deviendra très rapidement un outil de référence en la matière.
Conclusion 2
Et comme l'outil et également la démarche m'ont plu, j'ai demandé aux 2 protagonistes, Juliette et Virgile, de doUmind de m'accorder une petite interview qui s'est déroulée par échanges de courriels interposés.
Pouvez-vous vous présenter ?
Nous sommes tous les deux étudiants ingénieurs généralistes spécialisés en mécatronique en fin de cursus à l’IMT Mines Alès. Nous avons tous les deux fait des classes préparatoire scientifiques pendant 2 ans, puis nous avons intégré notre école la même année. C’est comme ça que nous nous sommes rencontrés et avons tissé des liens d'amitié forts avec tout un groupe qui nous a d’ailleurs beaucoup soutenu dans la création et le développement de doUmind.
Quand avez-vous découvert le Mind Mapping ? à quelle occasion ? Comment vous est venue l’idée de créer doUmind ?
[Virgile] Pour un de nos cours en première année à l’IMT Mines Alès (bac +3), l'enseignant nous a demandé de travailler en équipe d’environ 8 sur un sujet ; et le rendu devait être une Mindmap. La Mindmap a donc été dessinée sur papier, chacun ajoutait des idées, c’était une séance de brainstorming très productive. 45 minutes plus tard nous étions satisfaits de notre travail, mais nous ne pouvions pas rendre le brouillon que nous avions élaboré ensemble tel quel à l'enseignant. Donc après avoir cherché en vain une application mobile ou un logiciel capable de tout numériser, l'un de nous a passé 2 heures à tout reconstruire de sorte à obtenir un rendu esthétique et propre sur PowerPoint. Cela m'a sidéré que la partie "intelligente" du travail ne représente qu'une infime portion du temps investi, ce qui a rendu cette expérience très frustrante. J'ai alors noté cette idée de start-up dans un bloc note mais je n'avais pas les compétences pour entamer un tel projet.
[Juliette] En deuxième année, nous devions suivre un cours d’approfondissement de notre choix et j’ai poussé Virgile à choisir celui de Mathématiques Inférentielles qui traitait partiellement d’intelligence artificielle car je savais qu’il était intéressant d’en apprendre plus sur le sujet par rapport à l’idée qu’il avait eu et dont il m’avait parlé. Après en avoir parlé à notre professeur, celui-ci nous a donné de la documentation et nous avions carte blanche pour réaliser le réseau de neurones (intelligence artificielle) qui répondait aux besoins de doUmind. Deux mois plus tard, notre algorithme étant très performant, nous étions d’autant plus enthousiastes pour la création de doUmind en réalisant que les défis technologiques n’étaient pas aussi insurmontables que nous l’avions l’imaginé.
Le concept de doUmind a par ailleurs beaucoup évolué à ce moment-là. Bien que l'idée vienne des Mindmaps, nous avions la technologie (pour la reconnaissance) pour traiter tout type de diagrammes, et nous pensions développer une application plus globale. Mais, en observant le marché, nous avons réalisé que les passionnés de Mindmaps étaient bien plus dynamiques et demandeurs. Cela nous a permis de revenir à l'idée initiale de faire une appli spécialisée dans les Mindmaps. Les Mindmaps ayant une structure codifiée, nous pouvions également mettre au point des dispositions spécifiques et ainsi de proposer des designs bien plus aboutis que pour des diagrammes quelconques !
Par la suite, nous sommes allés à la rencontre du corps administratif en estimant qu’une année de césure serait appropriée pour développer un projet d’une telle ampleur. L’IMT Mines Alès a immédiatement accepté et encourageant les initiatives de ses élèves, elle nous a procuré tout le soutien et toutes les ressources nécessaires afin de nous faire découvrir le monde de l’entreprenariat. Nous nous sommes donc lancés en 2018-2019 et nous nous sommes servis de notre esprit autodidacte pour couvrir au mieux tous les aspects de la création de doUmind.
Pourquoi ce nom, doUmind ?
[Virgile] Nous avons beaucoup réfléchi. Et nous revenons de loin puisque le dernier nom retenu était "Smart Diagram" (nous pensions encore à l'époque développer une application pour diagrammes et non spécifiquement pour Mindmaps). Nous savions dès lors qu'il fallait un nom faisant directement l'association avec les Mindmaps (comme un symbole, pour que les utilisateurs sachent directement que notre offre était très spécifiquement adaptée à leurs besoins). Et un jour, alors que je conduisais ça m'est apparu comme une évidence. doUmind. En anglais "vous permettez ?", comme si on leur proposait personnellement de l'aide à réaliser leur Mindmap. Une touche d'humour. J'étais très fier de moi quand j'ai trouvé ce nom, je l'admets.
[Juliette] Il m’a envoyé « doUmind. Qu’est-ce que tu en penses ? ». Sans contexte ni explication, j’attendais une suite à son message et ça a donné naissance à un long quiproquo qui nous a finalement bien fait rire. J’étais alors persuadée qu’il s’agissait du nom parfait pour notre application.
A quelles difficultés techniques avez-vous du faire face ?
Nous avons rencontré énormément de difficultés techniques. En particulier au début puisque notre formation n'est pas axée informatique. Nous avions des bases et une compréhension théorique assez solides mais loin d'avoir les compétences techniques pour développer une intelligence artificielle ou une application mobile ! Cependant, nous étions déterminés et passionnés, et c’est ce qui nous a poussés à énormément travailler et apprendre. Et nous y sommes parvenus ! Entre-autres, nous pouvons citer comme principales difficultés le développement intégral d'une intelligence artificielle (qui n'a finalement pas servi), les difficultés à faire communiquer différents langages informatiques entre eux, le développement un serveur jouant le rôle de chef d'orchestre entre l'intelligence artificielle et les exports PowerPoint. Mais aussi le développement Android qui fonctionne avec une "mentalité" extrêmement différente de celle dont on avait l'habitude. doUmind a effectivement été un challenge bien plus important que ce que nous avions imaginé au début.
Quels sont les projets d’amélioration ou nouveautés de doUmind pour les versions à venir ?
Pour l'instant, avant de penser à d'autres fonctionnalités (bien que nous ayons des idées), le premier travail que nous devons entreprendre est le développement IOS qui est un très gros projet avec beaucoup de difficultés à surmonter. Par la suite, nous envisageons probablement de faire une "extension" pour permettre aux utilisateurs de traiter aussi des diagrammes ne répondant pas strictement aux codes imposés de la Mindmap à proprement dit. La reconnaissance n'en est pas très loin puisqu'elle permet déjà de distinguer des traits qui se croisent. Mais pour le design nous allons devoir penser à des algorithmes capables de déterminer ce que l'utilisateur souhaitait aligner verticalement ou horizontalement par exemple. Ou encore permettre la saisie plus poussée d’une charte graphique correspondant à celle de l’utilisateur (couleurs et polices entièrement personnalisables). Nous attendons quelques retours pour nous nous donner des pistes sur ce qu’il est important de développer en premier pour mieux répondre au besoin de nos utilisateurs.
Avez-vous d’autres projets de développement, liés au Mind Mapping ou non ?
Pour l'instant, nous n'avons pas de nouveaux projets distincts de celui-ci. Bien sûr nous avons d'autres idées, mais aucune que nous pensons développer dans un futur proche. Nous préférons nous concentrer sur celle-ci, au moins jusqu'à ce qu'elle soit correctement installée.
Cela fait plus de deux ans que l'idée d'écrire un livre sur XMind me trottait dans la tête (XMind était alors en version 7). C'est aujourd'hui chose faite ! Le choix de l'auto-édition s'est présenté de manière naturelle. C'est un travail de longue haleine, exigeant, mais terriblement passionnant. En 2012, "Mind Mapping : Transformez vos idées en projet avec Freeplane" (Editions ENI) m'avait permis de découvrir l'écriture d'un ouvrage. Bien qu'étant autonome sur la structure du livre (je ne remercierai jamais assez l'équipe qui m'a accompagné pendant près de 6 mois), j'ai regretté quelques points et plus particulièrement une contrainte technique : ne pas pouvoir produire un livre en couleur. Comment crédibiliser un outil dont l'un des éléments structurant n'est pas "visible" ? Le livre électronique est donc une solution satisfaisante et, de surcroît, économique pour dépasser cette limite.
Plutôt que d'écrire un livre sur Xmind incluant de nombreuses pages sur les règles de base du Mind Mapping, j'ai préféré le scinder en deux parties, donc 2 ouvrages. Voici comment et pourquoi.
Mind Mapping : environnement et méthode
Il s'agit d'un court ouvrage (une trentaine de pages), dont l'ambition est de rappeler les règles de bases du Mind Mapping. Je ne souhaitais pas intégrer ces éléments dans le livre consacré à XMind qui devait être 100% opérationnel pour le logiciel. D'autre part, il existe aujourd'hui de nombreux et très bons livres sur la discipline. Proposer quelque chose d'équivalent n'aurait été, au mieux, que de la redite. Toutefois, un lien existe entre ce livret et celui consacré à XMind, puisque la carte servant d'exemple dans le premier est reprise dans le second.
La ligne directrice que je me suis imposé était de découvrir, sous forme de "pas-à-pas", la quasi totalité des fonctionnalités de XMind. Le point de départ est le téléchargement et il se termine par les paramétrages essentiels, en passant par toutes les fonctionnalités qui font de XMind un logiciel très complet. Les fonctionnalités "PRO" sont également détaillées, ce qui permettra au lecteur d'avoir une vision concrète de ce qu'elles proposent. Des solutions alternatives sont également développées. Au total, ce sont environ 200 pages richement illustrées qui permettront au lecteur d'être incollable sur XMind.
Si je vous parle de disques de couleurs contenant des informations et regroupés dans des cercles de groupes, à quoi cela vous fait-il penser ? En ce qui me concerne, je visualise directement feu Droptask, renommé en Ayoa (en fait c'est un peu plus compliqué que ça, mais désormais Droptask fait partie intégrante d'Ayoa..). Bref, dès le premier aperçu de Circly, les similitudes visuelles sont frappantes. Mais la comparaison s'arrête là. Ayoa est une application très complète de gestion de tâches, de projet et, plus généralement, de structure de l'information. Circly permet "seulement" de créer des informations représentées par des disques et de les intégrer, éventuellement, à l'intérieur de cercles d'informations. Vous pourrez également modifier la couleur...et c'est tout ! Alors faute de fonctionnalités plus garnies, devez-vous pour autant jeter Circly au feu ? Tout dépend de votre besoin.
Circly est une application exclusivement en-ligne : rien à télécharger, ni sur PC, Mac, tablette ou smartphone. Pour retrouver vos oeuvres, vous devrez au préalable créer un compte. la page d'accueil présente une image de l'outil...avec toutes ses fonctionnalités !
La création des disques ou cercles s'effectue dans la fenêtre située à gauche de l'écran.
Définissez la nature ("circle" ou "group"), affectez un nom et une couleur et cliquez sur le bouton "Add".
Votre nouvel élément se retrouve sur votre zone de travail. Il suffit de le placer au bon endroit par un Glisser/Déposer
Tous les éléments sont déplaçables et leurs couleurs sont modifiables en effectuant un double-clic. Cela permet donc, dans un premier temps, de créer des "disques d'informations" à la volée et, ensuite, de les structurer dans des cercles.
Les documents créés ne sont pas exploitables autrement qu'en les visualisant à l'écran ou en les exportant au format .png. Vous pourrez ainsi facilement les intégrer dans d'autres documents (Impress, PowerPoint, Write,...).
Dans sa version gratuite, Circly convient parfaitement à la création de "listes" en tout genre : achat de biens de première nécessité, liste de matériel à prévoir pour partir en vacances (peut-être pas pour l'été 2020...). Seul problème (de taille !) : la version gratuite est limitée à un seul projet et il ne semble pas toujours être automatiquement enregistré. Il existe également des versions "Premium" et "Team", respectivement à 4,99 et 29,99 Dollars par mois. La version "Team" permet visiblement de travailler en équipe et intègre une fonction "video call". Le tarif me semble prohibitif au regard des fonctionnalités offertes et de ce que peut proposer la concurrence pour des outils comparables. Il faudra cependant retenir la simplicité de mise en oeuvre pour une utilisation personnelle.
Philippe Boukobza est un inconditionnel de la "pensée visuelle" tant sur la philosophie que la démarche et les outils. Et depuis longtemps ! J'ai eu la chance de le croiser lors de ma certification en l'Enseignement de la Carte Heuristique à l'EFH. C'était en 2010. Philippe en a fait son coeur de métier et propose ses analyses sur heuristiquement.com depuis de très nombreuses années (et en 3 langues : Français, Anglais et Espagnol).
Aujourd'hui, Philippe nous présente son nouveau "bébé" : outils-visuels.fr. Ce site est tout d'abord une vitrine très bien agencée de l'offre existante dans le domaine de la pensée visuelle. Bien agencée, car les les applicatifs ou sites sont d'abord classés par domaine d'application (Mind Mapping, Design, Collaboratif,...) et sous-répertoriés (payants, gratuits ou freemium). Les "outils" constituent un champ plus vaste que les logiciels. C'est pourquoi vous pourrez y trouver des liens vers des pictogrammes, des bibliothèques d'images ou de polices de caractères.
Le résultat est simple mais, croyez-moi, c'est compliqué de s'y retrouver dans cette jungle ! Philippe a donc réussi ce tour de force de rendre simple et parfaitement lisible l'essentiel de ce qu'on peut compter comme outils visuels sur le "marché".
En outre, une partie blog développe des conseils fort utiles autour de ces outils. Outils-visuels.fr est désormais un site incontournable (et en Français !) pour tout utilisateur de ce domaine, qu'il soit débutant ou averti . Alors n'hésitez plus et allez-y : outils-visuels.fr
En 2018, XMind Ltd sortait XMind Zen, une alternative au XMind "classique" très axé sur le rendu final et la simplicité d'utilisation. 2 ans plus tard, ce nouveau logiciel semble avoir atteint un niveau de maturité suffisant pour que la société XMind en change le nom, au risque, peut-être de brouiller les cartes : si un utilisateur habitué à XMind 8 saura faire la différence entre les deux logiciels, un néophyte ne fera peut-être pas le bon choix dès le départ. En effet, si XMind 8 et XMind 2020 ne "jouent pas dans la même cours", force est de constater que la "patte" XMind est bien présente dans les deux logiciels.
En s'attachant au "fond", il n'existe pas beaucoup de différences notables entre XMind 8 et XMind 2020. On peut toutefois noter la possibilité d'ajouter des formules en LaTeX avec XMind 2020 dans sa version complète, comme peut le faire Freemind :
XMind 8 et XMind 2020, dans leur mouture "gratuite", permettent de créer des cartes simples, simplement. En revanche, XMind 2020 est vraiment plus optimiser au niveau :
- des choix de mise en forme
- de l'ergonomie générale
Une pléthore de "mises en forme" à disposition
XMind 2020, c'est :
40 thèmes de cartes
7 formes de branches
9 formes de "nuage"
4 formes de "relations"
5 formes d'accolade
des centaines de couleur attribuables
Cela vous permet une infinité de combinaisons possible !
Une ergonomie mûrement et intelligemment pensée
Sur ce point, XMind 2020 surpasse vraiment XMind 8 et on constate que l'expérience de XMind 8 a servi à poser les bases. Il suffit de s'attarder sur de petits détails pour s'en apercevoir. Par exemple, l'activation du "Positionnement libre" et du "Chevauchement" ne sont disponibles que dans les paramètres de XMind 8 :
Avec XMind 2020, ces fonctionnalités sont disponibles directement dans la fenêtre de mise en forme de la carte, accessibles quand on en a besoin :
Ces petites améliorations qui font la différence
Le mode "Zen" est une véritable bonne idée. Ce mode existait déjà dans les versions précédentes, mais elle est ici améliorée. Ce mode masque automatiquement tous les éléments du programme (les menus, les boutons de raccourci,...) pour ne laisser que l'essentiel : la carte et une petite barre d'outils, en haut de l'écran :
Conclusion
XMind 2020 est réellement l'outil gratuit idéal pour découvrir sereinement le Mind Maping sur micro-ordinateur. Pratiquement tout tombe naturellement sous la main !
Si la version "gratuite" ne vous offre pas suffisamment de fonctionnalités, la version "complète" est disponible sous forme d'abonnement : $40 pour 6 mois à $60 pour 1 an. La licence est valable pour 5 appareils (PC, Mac, iOS ou Android). la traduction en Français est très approximative, mais s'améliore au fil des versions. Et elle a le mérite d'exister !
Kialo est une application en-ligne aussi curieuse qu'originale. En résumé, cet outil permet d'organiser des "débats" autour de sujets de votre choix : vous pouvez vous intégrer dans un large choix de discussions déjà en-ligne ou créer le votre. Vous pourrez choisir entre un mode privé ou un mode publique. Le mode privé, par définition limité à des personnes spécifiques (les élèves d'une classe par exemple) peut présenter un intérêt certain pour échanger, mais surtout structurer la réflexion d'un petit groupe de personnes. Je vous propose de faire un petit tour de ce que propose Kialo, et surtout, de son ergonomie et de la représentation visuelle des informations.
Créez un débat en deux clics
La société Kialo Inc. étant basée à New-York aux Etats-Unis, l'interface est entièrement en Anglais, bien qu'il soit possible de sélectionner l'autre langue proposée...le Français. Mais rien ne semble être modifié. Dans une évolution à venir peut-être.
Pour créer un débat, cliquez sur "Create Discussion"
C'est ici que vous pourrez sélectionner le type de débat : privé ou publique. Vous noterez qu'il vous est proposé de basculer vers le site kialo-edu.com, spécifique à l'éducation. L'interface est identique, mais vous ne pourrez proposer que des débats privés.
Accédez à un débat publique
La quasi-totalité des débats proposés est en ANglais, mais j'ai pu trouvé quelques exemples en Français, pour illustrer ce billet. Le sujet de l'un d'eux : "La France devrait être une monarchie plutôt qu'une démocratie".
Un tableau de bord donne quelques indications résumant ce débat : le nombre de contributions, de participants,...et une représentation visuelle des échanges
Au Coeur et en noir, le sujet principal, l'objet du débat. Tout autour, les réponses argumentées, Pour ou Contre. Ici, 4 Pour (en vert) et 4 Contre (en rouge). L'intensité de la couleur est proportionnelle au nombre de "like" laissés par les participants. Si un avis "Pour" à reçu un avis "Contre". Donc un avis "Contre" sur un avis "Contre" ne devient pas un avis "Pour". C'est un peu perturbant !
Pour participer au débat, il suffit de cliquer sur l'une des portions du diagramme présenté pour accéder au contenu du niveau correspondant (ici, le point d'entrée du débat) :
A partir de cet écran, vous pouvez naviguer dans les échanges via le diagramme supérieur ou en cliquant l'un des arguments et voir les éventuelles réponses :
Pour ajouter une contribution, cliquez sur les cases "+" (Pour) ou "-" (Contre). Saisissez votre text en ajoutant, si besoin, des liens hypertextes vers des ressources :
Pour résumer, l'approche originale de cet application devrait rendre ludiques les échanges au sein d'un petite groupe et, surtout, permettrait de structurer les idées. Il ne s'agit pas seulement de recenser les "Pour" et les "Contres", mais également de valoriser les argumentations. Idéal pour la production d'un résultat collaboratif !
De plus l'approche systémique de cet outil permet de se focaliser sur une réponse en particulier : se concentrer pour générer plus d'idées.
Le smartphone n'est pas l'outil le mieux adapté pour créer des cartes mentales. L'écran réduit nuit à la lecture des informations et la manipulation est souvent problématique. Les logiciels de Mind Mapping "pur et dur" sont devenus confidentiels aujourd'hui, au profit de deux grandes familles :
- les applications Android ou iOS qui deviennent le prolongement d'outils existant sur de vrais PC (Mindomo, Mindmeister,...)
- les applications qui dépassent les limites citées plus haut en mêlant habilement un format de saisie d'informations adapté à nos téléphones et une représentation visuelle optimale. Mindz fait partie de cette catégorie, tout comme l'excellent Mindly.
Au travers de ce rapide aperçu, voyons si Mindz tire son épingle du jeu dans cette catégorie. Le test a été effectué avec la version gratuite.
L'interface
l'interface de Mindz est d'une sobriété exemplaire. Seul ressortent le bouton "+" permettant d'ajouter des cartes et un boutons "NEWS" permettant d'accéder aux mises à jour.
chaque carte est représentée par un rectangle, affichant le volume d'informations. Dans cette exemple, il existe 33 items, c'est à dire 33 branches.
La structure des informations
En cliquant sur cet élément, vous accéderez au contenu du fichier :
Dans cet exemple, il s'agit des branches principales. Les éventuelles sous-branches sont représentées par des étiquettes de chiffres (1). En appuyant sur l'élément, vous redescendez d'un niveau, etc...
Il est possible d'ajouter ou modifier l'item (2). Ces items sont visibles au travers d'icônes : une étiquette de couleur, du texte, des liens,...(3). Il est possible d'ajouter un item de même en cliquant sur le signe "+" (4). Enfin, la visualisation sous forme de carte s'effectue en cliquant sur l'icône (5),ce qui donne ceci :
Avec deux doigts, vous pourrez bien-entendu zoomer sur une branche, déplacer la carte,...Le retour vers l'item (pour le modifier, ajouter des éléments enfants,..) s'effectue en cliquant sur la flèche située en bas à droite.
Ce que l'on peut "attacher" à une branche
La grande force de Mindz est de pouvoir ajouter une multitude d'éléments sur chacune des branches, ce qui aura pour conséquence :
de bien mettre en valeur les informations
de limiter la création de branches pour une même catégorie d'informations
Vous pourrez ainsi ajouter :
une photo d'illustration (1)
un icône (2)
une couleur qui sera visible sur la carte et la liste des items (3)
des liens vers des sites internet mais également des fichiers situés sur un Cloud (testé avec succès sur Google Drive) (4)
des fichiers joints, mais la fonctionnalités est limitée à la version Pro.
Et le partage ?
De ce point de vue, Mindz assure pour le moment, le minimum : partage du fichier source avec d'autres utilisateurs Mindz, en pdf et fichier image (PNG plus exactement). On peut y ajouter les format HTML, text et OPML, réservés à la version Pro. Mais a priori, le partage en-ligne de fichiers serait à l'étude....
Conclusion
Mindz est incontestablement bien pensé. On navigue facilement d'une vue à l'autre, sans perdre le fil. La mise en valeur, par des couleurs, des pictos ou des liens, est simple et efficace. L'objectif est donc atteint !
Les cartes mentales ont la particularité de structurer les informations au travers de 2 dimensions :
- circulaire : les branches de premier niveau sont rattachées au coeur
- linéaire : les branches sont structurées sous forme de réseau de liens, en partant de chacune des branches principales
Voici un exemple de carte (merci de ne pas vous focaliser sur le fond, c'est juste un exemple qui m'est passé par la tête...non, je ne fume pas dans ma voiture ;-) !)
Selon les cartes, ou à certains stades de leur conception, il peut être intéressant d'ajouter des items permettant de mettre en évidence des points communs ou, à l'inverse, éléments de différence. C'est ce qu'on appeler la "3e dimension" de la carte mentale : une information ou caractéristique totalement transversales, qui ajoute un sens supplémentaire. Les icônes peuvent servir à cela.
Mindomo va un peu plus loin en vous laissant utiliser des mots-clé au bout de chaque branche, identifiés par le hashtag.
Sur notre carte, identifions chaque élément par leur état : gaz, solide ou liquide
Le mot clé est automatiquement reconnu et mis en évidence sur un fond bleu.
vous noterez également que dès la deuxième occurence, Mindomo propose une valeur déjà saisie, pour vous faire gagner du temps :
Une fois terminée, votre carte peut ensuite être filtrée sur un ou plusieurs éléments à partir de la fenêtre de recherche :
Cette fonctionnalité n'est pas nouvelle dans le monde des logiciels de Mind-Mapping. Freeplane propose un équivalent avec ses Attributs. j'y consacrais un billet, il y a 11 ans déjà ! Mais, une fois de plus, Mindomo se démarque par sa simplicité de mise en oeuvre.
Dans cette deuxième édition de la Boîte à Outils du Mind Mapping, Xavier Delengaigne nous dévoile les multiples facettes d'utilisation de notre outil de pensée visuelle préféré...mais pas que. on y retrouve la présentation du Kanban, la pyramide de Minto, diagrammes de Gantt et autres Crystal Mapping.
Certes, les 72 outils présentés en quelques 180 pages ne sont pas développés dans le détail. Mais ce n'est pas l'objectif de cet ouvrage. Ce livre a surtout pour vocation de présenter les outils les plus pertinents selon les contexte d'utilisation et les objectifs à atteindre, le tout sous forme de dossiers : hiérarchiser, classer, déterminer les causes, montrer les interactions,...
Même si chaque outil est développé sur 2 pages, Xavier Delengaigne va droit au but en replaçant l'utilisation de chacun d'eux dans leur contexte. Il restera au lecteur peut-être d'approfondir en se procurant des ouvrages complémentaires ou recherchant sur Internet des tutoriaux.
Cet ouvrage est donc tout à fait adapté à toute personne étant à la recherche de représentations nouvelles et originales d'informations mais ne sachant pas forcément vers quoi s'orienter. Il est organisé effectivement comme une boite à outil qu'on ouvre en cherchant l'outil le plus adapté au travail que l'on a à faire
Je vais être franc avec vous. Je pensai que Canva était une application de plus, comme beaucoup d'autres, qui permettait de créer des supports de communication plus ou moins facilement et de manière très guidée. Je me suis trompé ! Mon fils a créé son CV avec Canva et me l'a soumis pour avis (surtout sur le fond et l'orthographe !). Et ce n'est pas le seul de son IUT à l'utiliser. Ma curiosité ayant été touchée au vif, c'est à travers d'un test plus approfondi que j'ai pu mesurer l'intelligence et la philosophie de Canva.
Certes, il s'agit d'un logiciel de "design destiné à la diffusion d'informations"...c'est ma définition et elle me convient. Mais les éléments sont tellement personnalisables que le résultat obtenu pourra, en quelques clics, être unique. Nous sommes à des années lumières des soporifiques Wordart illustrant les annonces de vide-greniers de quartier. Voici un petit tour d'horizon.
L'interface
La partie gauche est votre tableau de bord et se présente un peu comme Google Drive : vos fichiers (ou designs), vos répertoires, les documents partagés avec vous,...En effet, je ne l'ai pas encore mentionné, les documents créés avec Canva sont partageables, tout cela en-ligne bien-sûr puisque cette application fonctionne dans votre navigateur.
Sur la partie droite se trouve un moteur de recherche pour trouver un modèle se rapprochant de votre besoin. Il peut s'agir du sujet de fond (une invitation, une annonce,...) ou du support de destination : Instagram, Facebook, Twitter, Flyer,...Sous cette partie, vous pourrez accéder aux modèle de design existants, par domaine et à vos créations.
La création de "designs"
Une fois le modèle sélectionné (ici, réseaux sociaux), nous entrons dans le vif du sujet
Vous partirez d'un document vierge (à droite sur cette copie d'écran) sur lequel vous pourrez coller un modèle existant...ou pas. En effet, les éléments situés dans la barre verticale à gauche de l'écran (sur fond noir) sont les ressources pour créer votre support : des formes multiples et variées, des polices au look très pro (bien loin du Comic sans MS !), des arrières plans,...Vous aurez bien entendu la possibilité d'ajouter vos propres photos, et mêmes celles de votre compte Instagram en vous y connectant.
Le résultat
Voici ce que j'ai pu produire en quelques minutes
Les graphistes professionnels (j'en connais quelques-un !) trouveront certainement des choses à redire, mais il est tout à fait possible de créer un document final au rendu unique et c'est là tout l'intérêt.
Et le Mind Mapping ?
Parmi les centaines de modèles disponibles, il en existe qui répondent à la recherche "carte mentale". Il s'agit en fait d'un concept très large dans Canva. Cependant, les modèles proposés, encore une fois, vous permettront de créer des cartes totalement originales, loin des modèles imposés par les logiciels de Mind Mapping. En effet, avec l'expérience, il est facile de savoir quel logiciel de Mind Mapping a été utilisé pour créer telle ou telle carte : Freemind, Freeplane, Xmind, MindManager, Mais une carte au design unique attirera forcément le regard, même pour un MindMapper averti.
Voici quelques exemples proposés par Canva :
A partir de l'un de ces modèles, ou n'importe quel autre, il sera simple de personnaliser le contenu en effectuant des copier/coller et autres déplacements. Mais attention : il ne s'agit pas d'un logiciel de Mind Mapping. Il serait illusoire d'imaginer un brainstorming avec Canva. Mais ce n'est pas son rôle. En revanche, reprendre les éléments d'une vraie carte pour les intégrer dans Canva en vue de la diffuser est tout à fait envisageable.
En conclusion
Canva est parfait pour qui souhaiterait créer simplement et rapidement un document au rendu (pardon...design) convaincant. Je ne pense pas que l'ambition de Canva soit de concurrencer des logiciels professionnels du domaine, type Illustrator, mais il fait très bien ce qu'on lui demande. D'autre part, ses fonctions de collaboration permettent d'ouvrir les perspectives d'utilisation. J'imagine ainsi aisément l'utilisation de Canva dans une association. Seule petite ombre au tableau (mais bien légitime), on est très vite bridé par la version gratuite. Les "plans" et les modèles payants (à l'unité) sont comme la vitrine d'un magasin : on peut regarder, mais pas toucher, ou alors avec filigrane, mais c'est contre-productif.
En bref, Canva est un très bon logiciel, simple à prendre en main, guidant, mais peu structurant. De quoi laisser libre cours à son imagination !